1 – Remplacer le « je dois » par « je choisis » ou « je veux »

Mentalement, se dire « je dois » implique une résistance mentale à réaliser ce que l’on souhaite entreprendre. C’est comme si on y était forcé. Le mental y associe automatiquement de la « souffrance » et par conséquent, il n’est pas enclin à se mettre à la tâche… Pire encore, plus on repousse la tâche à cause de la souffrance qu’elle génère, plus celle-ci augmente lorsque l’échéance qui s’approche rajoute sa part de stress.
La première étape consiste donc à réaliser et à accepter que l’on ne soit pas obligé de faire ce que l’on ne veut pas faire. Quelqu’en soit les conséquences, ce choix existe bel et bien. Vous avez le choix ! Si vous n’aimez pas le chemin sur lequel vous évoluer, liberté vous est donnée d’en choisir un autre.
Cette considération fait référence à deux thèmes majeurs du le développement personnel : le plus important est celui de la finalité de « ma » vie ? (Quel est le but de ma vie ?, comment est ce que je veux la remplir ? – les anglophones parlent de « purpose »), le second est celui de savoir dire non, autrement dit de l’affirmation de soi. Ces deux thèmes feront l’objet de plusieurs posts.

2 – Remplacer le « finis ! » par « commence ! »

Entrevoir une tâche à réaliser dans son intégralité et entièrement terminée est le meilleur moyen de se sentir submerger d’avance, et, par conséquent, de ne pas avoir envie de s’y mettre.
Une solution consiste à penser à commencer par une sous tâche de la tâche principale, par une étape, plutôt que de mentalement envisager de terminer intégralement toutes les sous tâches qui composent la tâche principale. En outre, pour certaines actions que vous souhaitez entreprendre, bien que vous ayez conscience de la direction à prendre pour les mener à bien, vous ne connaissez pas les différentes étapes et les différentes sous tâches que vous allez avoir à faire pour y arriver. Bien souvent même, ces étapes changent en fonction de celles que vous commencez par réaliser, car certaines d’entres elles dépendent les unes des autres.
Ainsi, vous connaissez la direction, c'est-à-dire la finalité de votre tâche principale (ex. : mon appartement en ordre) mais vous ne connaissez pas encore le chemin qui vous y conduira (c'est-à-dire l’ensemble des sous tâches). Néanmoins, vous connaissez une ou deux actions à mener pour commencer.
De fait, ce qu’il vous reste à faire est de commencer par une première sous tâche (ex. : plier les habits qui sont en vrac). Une fois celle-ci terminée, passez à une autre sous tâche (classer mes papiers sur mon bureau), et ainsi de suite.
Alors que vous conservez votre but en tête (la direction et non le chemin), focalisez vous sur ce que vous effectuez au moment présent… et vous commencerez probablement la dernière sous tâche qui vous conduira à votre but initial.
Il est à noter que le perfectionnisme n’arrange pas les choses en terme de procrastination… En effet si vous êtes perfectionniste, vous trouverez toujours une sous tâche qui vous conduira un peu plus à la perfection… et si vous n’y prenez garde vous n’en finirez jamais, ou bien, vous finirez par éprouver du ressentiment. En outre, être perfectionniste génère un stress qui tend à repousser les échéances. Ne vaut il pas mieux terminer une tâche de manière imparfaite plutôt que de ne jamais la finir par souci de perfection ?

3 – Remplacer les privations par du plaisir garanti

Une de nos croyances (le concept de « croyances » fera l’objet d’un prochain post) est d’associer à un travail, à une tâche, l’absence de plaisir, de fun, d’amusement : « Ranger mon appartement, c’est pas rigolo », « réviser pour mon examen m’interdit de m’autoriser ne serait ce qu’une sortie, même pas un repas en famille… il faut que je travaille dur ! ». Evidemment ce genre de « préjugés » ne motive pas pour se mettre en action. Ce sont des « croyances », des « postulats » que notre éducation, notre histoire propre ont construit dans notre mental. Mais, « toutes nos croyances ne sont pas forcément bonnes à croire ».
Une solution à l’association de l’action à la privation est … de faire exactement le contraire. C'est-à-dire trouver du plaisir, de l’intérêt, dans les tâches que vous souhaitez entreprendre. En y réfléchissant bien, vous trouverez de nombreux moyens d’y parvenir. Ranger son appartement peut devenir très amusant !

Steve Pavlina présente également une autre méthode sur laquelle je suis plus sceptique :
Elle consiste à planifier dans sa semaine, avant tout, les moments de la vie qui apportent du plaisir : passer du temps en famille, se faire un resto, regarder son show TV préféré, etc… puis dans les espaces vides restants dans le planning, planifier les moments de boulot. Ainsi, commencer un travail c’est penser au moment sympa qui le suit et cela pousse à effectuer le travail sans délai.
J’ai du mal à adhérer à cette méthode car il me semble que cela génère une propension à bâcler le dit travail. En effet, ce n’est plus la tâche à effectuer qui accapare l’attention mais plus le moment sympa qui va suivre. On ne se trouve plus motivé par la tâche à effectuer mais par le moment de plaisir qui suit… L’attention ainsi déplacée ne peut pas conduire à une réalisation efficiente de la tâche. De plus, tout planifier ne laisse pas beaucoup de place aux imprévus, que je trouve pourtant bien souvent sympathiques et agréables.
Néanmoins, l’idée de prioriser les moments qui sont importants pour nous (c'est-à-dire ceux pour lesquels on y voit un intérêt certain, ceux qui nous procurent du plaisir) me semble primordiale !

Vous avez donc quelques méthodes qui vous permettront peut être de réduire votre propension à l’inaction, à la procrastination.