Responsabilité
Par Daniel AZARIAN, dimanche 20 août 2006 à 15:38 - General - #50 - rss
Dans un post précédent, j’avais évoqué l’idée de responsabilité dans le cadre du principe de la culpabilité (Cf. Culpabilité versus Responsabilité). Je souhaite aujourd’hui l’aborder dans un cadre plus général, car cette notion de responsabilité me semble fondamentale dans la manière dont nous nous comportons avec les autres et avec soi-même.
On peut distinguer deux cas distincts :
1- Tout d’abord, il nous arrive de faire face à des situations où notre rôle est passif, où nous avons l’impression de subir les évènements et leur déroulement. On ne peut pas dire que pour ces cas de figure, un objectif clair, précis et explicite ait été défini.
Ainsi, par exemple, vous décidez de partir avec vos enfants dans un parc d’attraction. Très vite vous vous rendez compte que la situation vous échappe, vous ne maîtrisez plus vos enfants qui sont devenus de vrais petits diables, capricieux, exigeants, … Bref vous vivez un enfer, d’autant plus que le regard des autres vous semble un brin agressif. Vous avez alors tendance à dire : « c’est leur caractère… », « c’est les enfants qui jouaient avec eux qui les ont excités », « c’est leur mère (leur père) qui les a mal éduqué, moi je fais de mon mieux… », etc.
Imaginez maintenant que votre employeur vienne à vous coller un avertissement car il vous trouve dissipé et peu efficace. La première réaction est bien sûr de dire : « c’est sa faute, il ne m’a pas donné le poste qui m’allait bien », « j’ai eu des problèmes personnels », « tel employé m’a distrait et m’a influencé », …
Nous avons donc tous tendance à rejeter la responsabilité sur les autres, sur des évènements ou objets extérieurs, mais très rarement sur soi-même !
Cependant, comme chacun d’entre nous réagit de cette manière, les vrais responsables n’en sont pas conscients et par conséquent aucune amélioration ne sera au rendez-vous si la situation venait à se reproduire.
Il est très rare que nous nous interrogions sur notre propre responsabilité sur ce qui arrive, ou nous arrive.
Or, nous sommes responsables de notre réalité !
Si les enfants ont été des petits diables au parc d’attraction, peut être ai-je ma part de responsabilité !?, si j’ai pris un avertissement, peut être en suis-je responsable !?
2- Le deuxième cas est celui où un objectif clair, précis et explicite peut être associé à une situation. Par exemple, vous vous êtes fixé de faire 45 min de footing par jour, vous avez promis à votre épouse que vous rentrerez avant 18h ce soir, etc… Mais, vous n’avez pas réussi à finir vos 45 min de footing aujourd’hui ; « c’est mes chaussures, elles ne sont pas adaptées à ce terrain », « C’est ma femme qui m’a fait trop à manger hier soir… », … et vous êtes arrivé tard ce soir malgré votre promesse ; « c’est encore mon chef qui m’a accaparé au dernier moment », …
Ainsi notre penchant premier est de se trouver des excuses, des raisons, des prétextes de ne pas avoir fait les choses telles que prévues.
Si mon footing fut un échec, peut être est-ce parce que j’avais trop mangé hier soir !?, si je suis arrivé tard, peut être est-ce parce que je n’ai pas eu le cran de dire à mon chef que j’avais promis à ma femme d’être là à 18h et qu’il pourrait compter sur moi demain matin à la première heure !?
Se trouver des raisons, des excuses ou des prétextes, ne permet malheureusement pas d’atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés et de ne pas bénéficier des résultats espérés. « Les raisons (excuses, prétextes) et les résultats n’existent pas ensembles ; on a, soit les uns, soit les autres ».
Bon, à ce stade, on est tous d’accord pour dire que nous avons tous du mal à prendre nos responsabilités et à admettre nos erreurs. Mais s’arrêter là et ne pas tenter de trouver des solutions ne nous mènerait à rien ou bien à la culpabilité.
De fait, à cette prise de conscience, quelle action puis-je mener pour m’améliorer ?
Personnellement, j’utilise quelques méthodes, certes très simples, mais que je trouve particulièrement efficaces. En premier lieu, je tâche de bannir la question « Pourquoi ? » (« pourquoi ces enfants sont aussi turbulents », « pourquoi mon footing a échoué », « pourquoi ai-je eu un avertissement »,…) car elle me mène tout droit à la culpabilité ou à me trouver des excuses. En revanche, je la remplace immédiatement par : « qu’est ce que je peux faire ? » (« qu’est ce que je peux faire pour que ces enfants soient plus calmes ? », « qu’est ce que je peux faire pour que je courre bien 45 min la prochaine fois ? », « Qu’est ce que je peux faire pour être un bon employé ? », …). Si je me pose la question « Pourquoi », je focalise mon attention sur l’échec passé… et ce n’est pas forcément constructif. En revanche, si je me pose la question « qu’est ce que je peux faire ? », je focalise mon attention sur le résultat que je veux obtenir dans le futur. J’accepte que je puisse faire des erreurs (Cf. post Culpabilité versus Responsabilité) mais je regarde devant afin de ne plus les reproduire.
(Nota : lorsque j’exprime ma question « qu’est ce que je peux faire… ? », il est important de formuler cette question de manière positive ! Alors que j’aurais pu dire « qu’est ce que je peux faire pour que ces enfants soient moins turbulents ? », j’ai préféré « qu’est ce que je peux faire pour que ces enfants soient plus calmes ? ». « Where you look is where you go », « là où je regarde, c’est là où je vais » ! Si je focalise mon attention sur ce que je veux, je l’obtiendrai ; en revanche, si je focalise mon attention sur ce que je ne veux pas, j’obtiendrai ce que je ne veux pas !!!)
Enfin, à chaque fois qu’une remarque, une réflexion, un commentaire surgit dans ma tête, je me pose la question « est ce que ce commentaire, cette remarque, ou cette réflexion peut m’aider à obtenir plus de ce que je veux ? » si la réponse est non, alors un flash jaillit dans ma tête sous la forme d’une simple question : « et si c’était un prétexte ? ».
N’hésitez pas à poster vos exemples de prétextes, de rejets de responsabilité en réponse à cet article. Cela dans deux buts : le premier étant de vous faire prendre conscience de vos voies d’amélioration, le second étant d’en faire bénéficier les autres lecteurs de telle sorte qu’ils en soient conscients eux aussi.
On peut distinguer deux cas distincts :
1- Tout d’abord, il nous arrive de faire face à des situations où notre rôle est passif, où nous avons l’impression de subir les évènements et leur déroulement. On ne peut pas dire que pour ces cas de figure, un objectif clair, précis et explicite ait été défini.
Ainsi, par exemple, vous décidez de partir avec vos enfants dans un parc d’attraction. Très vite vous vous rendez compte que la situation vous échappe, vous ne maîtrisez plus vos enfants qui sont devenus de vrais petits diables, capricieux, exigeants, … Bref vous vivez un enfer, d’autant plus que le regard des autres vous semble un brin agressif. Vous avez alors tendance à dire : « c’est leur caractère… », « c’est les enfants qui jouaient avec eux qui les ont excités », « c’est leur mère (leur père) qui les a mal éduqué, moi je fais de mon mieux… », etc.
Imaginez maintenant que votre employeur vienne à vous coller un avertissement car il vous trouve dissipé et peu efficace. La première réaction est bien sûr de dire : « c’est sa faute, il ne m’a pas donné le poste qui m’allait bien », « j’ai eu des problèmes personnels », « tel employé m’a distrait et m’a influencé », …
Nous avons donc tous tendance à rejeter la responsabilité sur les autres, sur des évènements ou objets extérieurs, mais très rarement sur soi-même !
Cependant, comme chacun d’entre nous réagit de cette manière, les vrais responsables n’en sont pas conscients et par conséquent aucune amélioration ne sera au rendez-vous si la situation venait à se reproduire.
Il est très rare que nous nous interrogions sur notre propre responsabilité sur ce qui arrive, ou nous arrive.
Or, nous sommes responsables de notre réalité !
Si les enfants ont été des petits diables au parc d’attraction, peut être ai-je ma part de responsabilité !?, si j’ai pris un avertissement, peut être en suis-je responsable !?
2- Le deuxième cas est celui où un objectif clair, précis et explicite peut être associé à une situation. Par exemple, vous vous êtes fixé de faire 45 min de footing par jour, vous avez promis à votre épouse que vous rentrerez avant 18h ce soir, etc… Mais, vous n’avez pas réussi à finir vos 45 min de footing aujourd’hui ; « c’est mes chaussures, elles ne sont pas adaptées à ce terrain », « C’est ma femme qui m’a fait trop à manger hier soir… », … et vous êtes arrivé tard ce soir malgré votre promesse ; « c’est encore mon chef qui m’a accaparé au dernier moment », …
Ainsi notre penchant premier est de se trouver des excuses, des raisons, des prétextes de ne pas avoir fait les choses telles que prévues.
Si mon footing fut un échec, peut être est-ce parce que j’avais trop mangé hier soir !?, si je suis arrivé tard, peut être est-ce parce que je n’ai pas eu le cran de dire à mon chef que j’avais promis à ma femme d’être là à 18h et qu’il pourrait compter sur moi demain matin à la première heure !?
Se trouver des raisons, des excuses ou des prétextes, ne permet malheureusement pas d’atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés et de ne pas bénéficier des résultats espérés. « Les raisons (excuses, prétextes) et les résultats n’existent pas ensembles ; on a, soit les uns, soit les autres ».
Bon, à ce stade, on est tous d’accord pour dire que nous avons tous du mal à prendre nos responsabilités et à admettre nos erreurs. Mais s’arrêter là et ne pas tenter de trouver des solutions ne nous mènerait à rien ou bien à la culpabilité.
De fait, à cette prise de conscience, quelle action puis-je mener pour m’améliorer ?
Personnellement, j’utilise quelques méthodes, certes très simples, mais que je trouve particulièrement efficaces. En premier lieu, je tâche de bannir la question « Pourquoi ? » (« pourquoi ces enfants sont aussi turbulents », « pourquoi mon footing a échoué », « pourquoi ai-je eu un avertissement »,…) car elle me mène tout droit à la culpabilité ou à me trouver des excuses. En revanche, je la remplace immédiatement par : « qu’est ce que je peux faire ? » (« qu’est ce que je peux faire pour que ces enfants soient plus calmes ? », « qu’est ce que je peux faire pour que je courre bien 45 min la prochaine fois ? », « Qu’est ce que je peux faire pour être un bon employé ? », …). Si je me pose la question « Pourquoi », je focalise mon attention sur l’échec passé… et ce n’est pas forcément constructif. En revanche, si je me pose la question « qu’est ce que je peux faire ? », je focalise mon attention sur le résultat que je veux obtenir dans le futur. J’accepte que je puisse faire des erreurs (Cf. post Culpabilité versus Responsabilité) mais je regarde devant afin de ne plus les reproduire.
(Nota : lorsque j’exprime ma question « qu’est ce que je peux faire… ? », il est important de formuler cette question de manière positive ! Alors que j’aurais pu dire « qu’est ce que je peux faire pour que ces enfants soient moins turbulents ? », j’ai préféré « qu’est ce que je peux faire pour que ces enfants soient plus calmes ? ». « Where you look is where you go », « là où je regarde, c’est là où je vais » ! Si je focalise mon attention sur ce que je veux, je l’obtiendrai ; en revanche, si je focalise mon attention sur ce que je ne veux pas, j’obtiendrai ce que je ne veux pas !!!)
Enfin, à chaque fois qu’une remarque, une réflexion, un commentaire surgit dans ma tête, je me pose la question « est ce que ce commentaire, cette remarque, ou cette réflexion peut m’aider à obtenir plus de ce que je veux ? » si la réponse est non, alors un flash jaillit dans ma tête sous la forme d’une simple question : « et si c’était un prétexte ? ».
N’hésitez pas à poster vos exemples de prétextes, de rejets de responsabilité en réponse à cet article. Cela dans deux buts : le premier étant de vous faire prendre conscience de vos voies d’amélioration, le second étant d’en faire bénéficier les autres lecteurs de telle sorte qu’ils en soient conscients eux aussi.
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