Dans cet article, je vais tenter de donner une représentation générale de notre manière usuelle de fonctionner dans la vie. Cet article s’intitule « Vivre en conscience », car, en représentant ainsi nos comportements, il vise à éveiller en chacun la conscience de nos propres schémas de fonctionnement et ainsi trouver des clés pour briser les barrières qui nous empêchent de nous réaliser.

Pour les personnes pour qui l’anglais ne pose pas trop de difficultés, je vous conseille de lire « The courage to live consciously » de Steve Pavlina, dont cet article s’inspire. D’une manière générale je ne peux que vous recommander les séminaires dits « expérientiels ».

Qui sui-je aujourd’hui ?

je suis un être humain, unique, doué de savoirs et de connaissances acquis au cours de mon existence, détenteur d’un certain nombres de choses matérielles, et fort d’expériences vécues ou réalisées tout au long de celle-ci. L’ensemble de ces expériences, de ces choses acquises et de ces savoirs, constituent ma zone de confort ou ma zone de confiance. Cette zone, ce domaine de définition, représente tout ce que je suis capable de faire aujourd’hui. Par exemple cela peut être : je suis capable de skier sur des pistes noires ; parler en public ne représente pas pour moi de difficulté ; j’ai un bon niveau en Physique ; je possède un appartement.

Tout autour de ma zone de confiance se situe tout ce que je ne connais pas encore. Des expériences encore inconnues, des savoirs et des choses que je ne possède pas.

Que voudrai-je être demain ?

Souvent, il se trouve que j’ai envie, ou que je suis confronté à des choses qui se situent hors de ma zone de confort : des connaissances nouvelles à intégrer, des expériences qui se présentent à moi, ... Par exemple, je désire créer mon entreprise, je veux plus d’autonomie dans ma vie, j’ai un discours à prononcer devant 500 personnes, je veux sauter en parachute, je veux plus d’argent.

Bref, si je suis confronté à ces choses ou si je les désire, je suis obligé de sortir de ma zone de confiance, de ma zone de confort… J’approche donc la frontière de celle-ci, et je commence à avoir peur. A ce moment, cette résistance qui m’empêche de franchir ma zone de confiance prends plusieurs forme : je me trouve des excuses, mon système de croyances vient me fournir quelques prétextes supplémentaires, parfois même je suis physiquement perturbé (tremblement, palpitation, voire plus chez certains), et très souvent, je finis par faire marche arrière… : je renonce à devenir entrepreneur, je donne mon discours à mon collègue qui lui adore se produire en public, je fini par annuler ce saut en parachute que j’avais programmé. Je reste dans ma zone de confort où je me sens bien ; je reste avec mon boulot, sûr et stable, même s’il ne m’épanouit pas totalement ; je garde certaines relations même si je trouve qu’elles n’ont aucun intérêt…

Vous vous sentez concerné ? Combien avons-nous de peurs, de croyances, de prétextes, qui nous font faire du surplace voire nous font faire marche arrière ?

Néanmoins, vous entendez toujours cette petite voix qui ne veux pas se taire et qui vous dit : « vas-tu toujours resté là ?, qu’attends tu pour agir et franchir ces barrières ?!! ». Mais, généralement, nous nous renfermons sur nos prétextes, nos excuses, et nous nous forçons à supporter cette petite vie bien tranquille, … même si elle est monotone… Certains se droguent à la TV, à l’alcool, ou s’engouffrent dans un boulot inintéressant.

Alors, qu’est ce que je peux faire pour changer ça ?


Prendre conscience

Tout d’abord, prenez conscience de ce schéma de fonctionnement. A chaque fois que les signes de résistance pointent le bout de leur nez quand vous êtes tout prêt de franchir votre zone de confiance, faites en sorte qu’ils activent une alerte dans votre tête.

Qu’à chaque croyance ou excuse dont vous tentez de vous persuader, un gong retentisse en vous « Et si j’étais au bord de ma zone de confort ?, et si le moment d’agir et de vaincre mes peurs était arrivé ? ».

Tâchez d’éliminer ces excuses et prétextes pour vous focaliser sur cette petite voix qui vous pousse à faire le premier pas. Tentez de la résumer en un ou deux mots : « agît », « danse », « parle », « écris », « pars », « accepte », « vend », « apprend », « pardonne », etc. Ecrivez ces quelques mots qui résonnent, quelqu’ils soient.

Maintenant vous avez devant vous ce que vous voulez vraiment. C’est OK si vous ne vous pensez pas capable de le faire, c’est OK si vous ne voyez pas comment le faire. Mais ne niez pas que c’est ce que vous voulez ! Quand vous allumez votre prochaine cigarette, ne niez pas que vous souhaitez arrêter ; lorsque vous êtes avec cette fille, ne niez pas que vous adoreriez entamer une relation avec elle. C’est OK si vous pensez que ce n’est pas possible pour vous, mais ne niez pas que c’est ce que vous voulez !

Passer de la peur à l’action et changer sa vision de l’échec

En anglais, il est possible de faire un anagramme avec le mot peur : F.E.A.R. = False (ou Fantasy) Expectation Appearing Real. Autrement dit, des expectatives imaginaires qui apparaissent réelles ! Vos peurs sont des images mentales fausses ou imaginaires qui vous apparaissent comme tout à fait plausibles : à l’idée de prononcer un discours devant 500 personnes, vous vous imaginez bafouillant devant un auditoire moqueur, critique ou accusateur, ou terminant votre discours sous les tomates jetées par des spectateurs huant. Pensez vous vraiment que votre discours va se passer ainsi ? pensez vous vraiment que l’image créée par vos peurs a une quelconque réalité ?

Vos peurs ne sont pas vos ennemies, vos peurs ne sont que les aiguilles de boussoles qui vous indiquent là où vous avez besoin de grandir, de vous enrichir.

La peur la plus imprégnée dans notre esprit est celle d’échouer. La peur de l’échec, cultivée dès le plus jeune âge. « Echouer c’est mal », « c’est mal vu », …

Mais, comment avez-vous appris à faire du vélo ? Avez vous lu un livre et vous avez tout de suite pédalé comme un maillot jaune ? Ou bien êtes vous tombé, et tombé encore, pour enfin faire quelques mètres, puis tombé à nouveau pour finalement arriver à vos fins ? C’est parce que vous avez échoué, que vous avez appris. Parce que la nature a donné à l’homme un outil extraordinaire qui vous permet de vous corriger, de réfléchir à la cause de votre échec afin d’orienter vos tentatives futures vers la réussite et le succès !

L’échec n’est pas « mal », et c’est OK si j’échoue. J’en tirerai un enseignement bien plus riche que tout ce que je pourrais lire dans un livre. Il est vrai, parfois, il est des échecs bien douloureux et difficiles par ses conséquences. « Mais si j’échoue…, et alors !? » je recommencerai, je rebâtirai !

Personnellement me dire cette simple phrase « Et alors !? » me permet de relativiser une éventuelle issue négative à une action. Cette simple « question - affirmation » est très puissante pour moi.

Petit à petit

Maintenant, vous avez votre objectif devant vous : ce que vous voulez vraiment ! Vous avez relativisé vos craintes et changé votre vision d’un éventuel échec.

Commencez petit ! Ecrivez les actions qui peuvent vous aider à accomplir votre but final. Commencez par la plus simple et aller vers la plus difficile. Peu importe si vous ne connaissez pas votre chemin qui vous mènera à ce que vous voulez car vous connaissez forcément un ou deux pas à initier. Les autres viendront au fur et à mesure si vous gardez toujours en tête là où vous voulez aller.

Ce qui importe c'est la direction où vous voulez aller, et le premier pas à faire ! le chemin à accomplir, vous ne pourrez en juger qu'après l'avoir parcouru, pas avant. Donc ne vous souciez pas du chemin, mais uniquement du but et du premier pas ! "Where you look is where you go !"

Vous pouvez également, écrire les étapes correspondantes à ce que vous voulez, par ordre de peur générée (de 1 à 10). Par exemple, si vous voulez sortir avec une jolie fille mais que cette simple idée vous tétanise (peur niveau 10 ! ;-)), peut être que le niveau 1 sera de sourire à une belle inconnue dans la rue. Le niveau 2 sera peut être de sourire à 10 belles inconnues en une journée… Une fois que vous avez fait cette liste, il vous suffit de commencer au niveau 1. Et pour ce niveau, réussir c’est tout simplement d’agir, et ainsi de suite jusqu’au niveau 10 !

Eleanor Roosevelt a dit : « vous gagner en force, courage et confiance à chaque expérience que vous faites en faisant face à la peur […] Faites ce que vous pensez ne pas pouvoir faire ! ».

A chaque fois que votre estomac vous titille parce que vous commencez à avoir peur, OSEZ !